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| Outre
Martian Ayme, la montagne de paperasse et la pléthore de marchands, étaient
présents à cette foire : PÉGÉ en tant que visiteur
de soutien aux illustrateurs de CPM qui en ont bien besoin, collectionneur, éditeur
et néanmoins illustrateur dont le talent atteint largement la valeur des
années ; Jean Philippe PORCHEROT, l'un des plus sympathiques dessinateurs
du monde de la carte postale moderne, bien que les illustrateurs de cartes anciennes
déjà morts soient toujours les meilleurs puisqu'on dit que ce sont
les meilleurs qui partent les premiers ; Nous n'avons par contre pas vu Ergon
qui à commencé à quitter la foire cette année, sans
doute pour faire croire qu'il fait partie des meilleurs. Nous avons également
pu noter la présence de la toujours pétillante et explosive corse
Irène LEFEBVRE, qui a su tenir avec brio et Marc, le stand du marchand
le plus au top dix de la carte postale ancienne. |
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Les
questions de la rédaction ! |
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Martian
Ayme, |
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| Le
récompense que vous avez eue, et que vous espériez sans doute depuis longtemps... |
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| La
Foire à la paperasse de Givors m'a donc récompensé , récompense totalement inattendue,
quoi que puissent en penser vos gratuites présuppositions ; récompense sous forme
de plaque, je viens donc d'être "plaqué", et par surprise, qui plus est ! |
| Cette
plaque est tombée sur le crâne au front en voie de lent dégarnissage capillaire
de votre serviteur, ce qui en passant serait un signe d'intelligence (serait-ce
avec l'ennemi ? Mais lequel ?), sans le rompre, la rupture s'étant localisée dans
le continuum répétitif du calvaire annuel que connaissent les créateurs que nous
sommes au désert des chalands C. P. C., et d'ailleurs. |
| Tribut,
aux mérites de l'artiste qui depuis 21 ans se serait patiemment dévoué à la diffusion
de la culture la plus gratuite au milieu des marchands du Temple, au coloriste
contemporain parmi la grise monochromie des foules C. P. A. ? Illusion, illusion,
quand tu nous tiens ! Que nenni donc ! L'objet symbolique a été remis à : "Ayme,
de Lyon" entre deux marchands d'ici ou d'ailleurs, sans aucune énonciation, mention
ou même simple évocation de la moindre exception culturelle. |
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| ...va-t'elle
changer votre vie ? |
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| Ceci
ne devrait guère être le cas, à moins que J. P. P., jaloux de la reconnaissance
de mon age vénérable au sein de la grande confrérie des "paperasseux" (que je
préfère à "foireux" !), et craignant, plus encore, la concurrence déloyale d'un
nouveau marchand (qui sait, de confusion en confusion, ce qui peut se passer ?),
ne se mette à me pourrir la vie ! |
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Reviendrez-vous
dans ce salon l'an prochain, malgré l'impossibilité pour vous de monter plus haut
dans une ville qui n'est malheureusement entourées que de faibles collines ? |
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| Certes,
car "qui givordise en novembre, herborise en décembre" proverbe bien connu qui
fait allusion à la réputation de végétation luxuriante de ce dernier mois de l'année,
réputation très surfaite aux dires de certains caque-menu, qui n'ont jamais vu
une rose de Noël. |
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| ...malgré
l'impossibilité pour vous de monter plus haut dans une ville... |
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| Cette
restriction doit être réfutée : elle est sans objet ! Pourquoi vouloir se fatiguer
à monter plus haut dans la ville. Givors a deux gares : Givors-ville et Givors-canal,
ce qui prouve qu'elle a un canal, et on peut faire la sieste près d'un canal,
c'est bien moins fatiguant. |
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| ...qui
n'est malheureusement entourées (sic, à cause des deux gares ?) que de faibles
collines ? |
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| Une
colline, "ça être plutôt rablé-court-sur-pattes que ça être trapu à renverser"
a dit un sage qui savait de quoi il parlait ; alors parler de faibles collines,
mon bon Monsieur ! Essayez donc d'en renverser une, on en reparlera après. |
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| Jean
Philippe Porcherot, |
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| Êtes-vous
content de cette foire en tant qu'illustrateur et marchand de vos propres cartes
postales ? |
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| Ce
GIVORS 2003 fut globalement assez satisfaisant en ce qui concerne mes ventes (supérieures
à 2001 et 2002) et en particulier mes productions personnelles qui ont représenté
cette année 1/4 de mon chiffre contre 1/6 l'année précédente. Tout est cependant
très relatif en cartophilie moderne, comme vous le savez, étant donné le peu de
collectionneurs intéressés. Un seul client qui n'avait pas donné signe de vie
depuis longtemps réapparaît et veut acheter toutes les cartes que
j'ai réalisées depuis notre dernière rencontre ... et les statistiques sont ainsi
faussées ! |
| L'attribution
d'un emplacement dans le hall, comme nous l'avions déjà connu voici quelques années,
est néanmoins une bonne chose. À l'écart de la foule des collectionneurs
de CPA, les amateurs de CPM semblent prendre plus de plaisir à regarder nos productions. |
| Déguisés
en collectionneurs de CPA, Patrick HAMM et Georges NEMOZ sont venus nous saluer. |
| Les
prix flambent chez certains négociants en CPM. On trouve la dernière série du
Salon de Draguignan (Fév. 2003) pour la "modique" somme de 60 € les 18 CP
(édition à 500 ex.). Les thèmes "Johnny" et "Harley-Davidson"de cette série font
recette ! |
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| Êtes-vous
déçu de ne pas avoir été distingué, malgré tous les efforts que vous faites
pour vous faire remarquer par l'organisation de la foire ? |
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| Déçu
de ne pas avoir été distingué ? Aucunement. |
| Après
un rapide calcul sur les 20 doigts de mes 3 mains, je me suis vite rendu à l'évidence.
Je ne fréquente le Salon de Givors que depuis 16 ans. |
| Je
suis seulement un peu triste pour ce bon "vieux" Martian dont les organisateurs
ont récompensé le grand âge et la persévérance alors qu'il ne demandait
la reconnaissance que de son génie créatif. N'avoir pas su distinguer un artiste
d'un simple marchand de CPA, quel manque de tact de la part de l'équipe organisatrice. |
| Notre
ami doit être fort déprimé à l'heure où j'écris ces quelques lignes à l'idée d'avoir
présenté pendant 21 ans ses créations personnelles sans qu'aucune personne n'ait
fait de différence avec de vulgaires CPA. ll aura besoin des encouragements de
tous pour continuer à créer dans ces conditions !... Aux dernières nouvelles,
il se serait laissé aller à boire plus que de raison... sa composition liquide
cacaotée dont lui seul a le secret. |
| Le
plus regrettable néanmoins à ce salon fut l'absence d'Ergon, fort préjudiciable
pour la course au trophée... mais nous devons l'avouer peu remarquée par l'ensemble
des collectionneurs. |
| Sinon,
le gâteau au chocolat était excellent, de même que le champagne qui l'accompagnait
pour fêter ce 25e anniversaire. |
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| Pierre
Gauthier, |
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| Êtes-vous
content en tant que collectionneur, que l'un de vos plus anciens poulains ait
enfin été distingué d'une manière aussi brillante ? |
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| Je
n'ai malheureusement pas assisté à la remise de cette récompense, sans nul doute
X fois méritée. Il m'aurait été agréable d'entendre énoncer les mérites
de Maître Martian Ayme, personnalité lyonnaise incontestée, dont la réputation
dépasse maintenant les limites de sa région. Sans nul doute l'orateur a su trouver
les mots mettant en valeur son uvre, il serait d'ailleurs souhaitable de
pouvoir les retranscrire dans votre remarquable "LETTRE". |
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| Pensez-vous
pouvoir continuer à acheter des œuvres à Martian Ayme, malgré l'augmentation probable,
conséquente et inévitable du prix des cartes postales de celui-ci, suite à sa
distinction dans cette foire ? |
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| Bravo
encore à ce jeune talent dont la cote ne peut que monter. Dès à présent
j'ai demandé communication de ses nouveaux barèmes : sans réponse pour
l'instant, je ne peux donc répondre à votre question mais, comme je connais l'homme,
il ne saurai(t) abuser de la situation................ |
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Papier
gaché |
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| ©
MARTIAN AYME |
| Le
brouillon de la réponse du récipiendaire |
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| Une
de nos Mata Hari s'étant introduite subrepticement dans l'atelier de l'artiste,
a pu dérober un brouillon de la réponse de Martian Ayme aux questions
que nous lui avons posées. C'est un honneur pour nous de pouvoir vous montrer
ce manuscrit qui permet d'entrer dans l'intimité de l'artiste et de saisir
la complexité de la pensée du Maître. |
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| Dernière
minute ! |
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| Une
information de source sûre nous est parvenue en provenance de l'Hôtel
de Ville de Lyon. Une séance extraordinaire du conseil municipal devrait
avoir lieu incessamment sous peu, avec à l'ordre du jour le changement
de nom de la rue où est domicilié le maintenant fameux artiste de
grand renom Martian Ayme, rue dite du Père Chevrier qui deviendrait la
rue du Père Sévère en hommage à la fidélité
de l'artiste au salon de Givors. Nous aimerions signaler à la mairie de
Givors qu'elle pourrait également faire un effort en apposant une plaque
commémorative en l'honneur de l'artiste rhône-alpin sur la façade
de la maison des jeunes et de la culture qu'il a tant aimée, Marcel, pardon,
Martian. |
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